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Julien Lopez, Promo 2008

Directeur qualité, Singer Vehicle Design

Mes premières expériences de stage à l’étranger m’ont permis d’arriver là où je suis aujourd’hui. Pour l’anecdote, le responsable qui m’a offert mon poste actuel chez Singer Vehicle Design avait travaillé pour Aston Martin en Angleterre, où j’avais fait un stage plusieurs années auparavant. Cela m’a aidé à obtenir le poste. 

 

 

Peux-tu nous expliquer quelles sont tes fonctions chez Singer Vehicle Design ?

En tant que directeur qualité pour Singer Vehicle Design, entreprise de restauration et de customisation de Porsche 911, je suis responsable de l’ensemble des process d’inspection et de validation pour la restauration des véhicules ainsi que des pièces, mais aussi des véhicules après-vente. Mon équipe est présente à chaque étape du process qui débute avec l’inspection du véhicule donneur jusqu’à la validation finale, l’inspection et l’essai routier de la voiture. Nous nous occupons également des étapes intermédiaires : inspection de la fabrication et rénovation du châssis, assemblage des panneaux de carrosserie carbone, peinture du véhicule, maroquinerie et tamisage de l’intérieur, assemblage final… Je réalise moi-même l’audit et la conduite finale de nos produits avant la livraison client.

 

Peux-tu nous détailler ton parcours et notamment tes expériences à l’étranger ?

Ma première expérience à l’étranger était en 2007 en Angleterre pour mon stage de deuxième année à Supméca. Je l’ai réalisée chez Aston Martin Ltd, dans le Warwickshire, en tant qu’ingénieur industriel. Je faisais partie de l’équipe de mise en production de l’Aston Martin DBS. Ensuite, j’ai réalisé ma dernière année d’études à l’Universidad Carlos III de Madrid en Espagne, dans le cadre d’un échange Erasmus. Cela m’a permis d’obtenir un double diplôme en ingénierie industrielle, en plus de celui de Supméca.

Après mon stage de dernière année que j’ai réalisé chez Airbus en France sur les pointes avant de l’A380, l’A340 et l’A320, j’ai décidé de réaliser un « Graduate Program » en Angleterre avec le groupe Volkswagen pour Bentley Motors Ltd. J’ai eu l’occasion de travailler dans différents départements, avec comme projet principal la responsabilité de la dernière année de production de la Bentley Azure.

Je suis ensuite revenu travailler en France pour Airbus Groupe (Ariane Group aujourd’hui) en tant que responsable des outils et méthodes pour le département contrôle qualité. Je travaillais entre la France et l’Allemagne. Cela m’a permis pendant 3 ans de me rendre très régulièrement en Guyane Française pour travailler sur le lanceur Ariane 5 et de travailler avec énormément de différentes nationalités (différents pays d’Europe, le Japon, l’Inde, les États-Unis…).

Enfin, j’ai déménagé en Californie en 2016, pour rejoindre ma femme qui est originaire de San Diego et j’ai eu l’occasion de prendre mes fonctions chez Singer Vehicle Design.

 

Tu as une expérience en aéronautique ainsi que dans l’automobile. Est-ce facile de passer d’un secteur à l’autre ?

Pour moi il était important de ne pas rester dans un seul domaine dans le but de me diversifier le plus possible. Cela m’a permis lors de la crise économique de 2008 qui a touché le milieu automobile de pouvoir basculer rapidement dans un autre domaine. On y trouve énormément de similitudes, c’est de la production et l’objectif est le même : garder la qualité, suivre les coûts et être dans les temps. Il y a énormément d’outils et de pratiques que j’ai conservés d’une entreprise à une autre, avec des aménagements minimes.

 

Avec le recul, quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un étudiant qui souhaiterait débuter sa carrière à l’étranger ?  

Il ne faut pas hésiter à se lancer, les stages sont les meilleurs moyens de partir à l’étranger. Cela permet d’avoir une expérience de plusieurs mois et d’apprendre énormément en plus de l’expérience professionnelle. Il peut y avoir une appréhension au départ, et la première complication est souvent la langue. Pour être honnête, lorsque je suis arrivé en Angleterre pour la première fois, je me suis rendu compte à quel point mon niveau d’anglais était médiocre. Mais rapidement, il n’y a pas d’autres alternatives que de se forcer à parler et à comprendre. Aujourd’hui, j’ai la chance de parler couramment l’anglais, le français et l’espagnol et de pouvoir comprendre d’autres langues comme l’italien ou le portugais.

Pour la petite histoire, l’offre que j’ai reçue d’Aston Martin fut une surprise et je n’ai pas hésité à saisir cette opportunité. Si on regarde mon parcours, mes premières expériences m’ont permis d’arriver là où je suis aujourd’hui. Pour l’anecdote, le responsable qui m’a offert mon poste chez Singer Vehicle Design avait travaillé pour Aston Martin en Angleterre, et même si on ne se connaissait pas directement, cela a suffi pour obtenir le poste. 

 

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